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8 siècles d'histoire autour de l'ocre

Si, pour la période préhistorique, la connaissance des gisements d’ocre, en France, associée aux découvertes archéologiques, est assez bien établie, si même la cartographie ainsi obtenue met en évidence cinq grandes zones ocrières, liées aux affleurements crétacés et jurassiques


(Dordogne, Pyrénées, vallée du Rhône, et spécialement les Bouches-du-Rhône, Auxerrois, et Poitou)


la période gallo-romaine et encore moins la période médiévale n’ont fait l’objet de recherches aussi poussées.





Les cinq zones ocrières en France

 
Les zones ocrières dans le centre de la France

Dans le centre de la France, les fresques de style roman (XIe – XIIIe siècles) sont nombreuses. L’utilisation de l’ocre dans ces fresques est constante, et l’on trouve toujours un site d’extraction dans l’environnement immédiat de l’édifice abritant ces fresques …

C’est le cas de Saint-Germain d’Auxerre et des gisements d’ocres de Puisaye, (même si l’exploitation commerciale de ces gisements ne nous est connue que depuis la fin du XVIIIe siècle), et pour ce qui nous intéresse, c’est le cas de l’église Saint-Aignan de Brinay, située à 20 kilomètres de Saint-Georges-sur-la-Prée.





Le baptème du Christ
fresque de l'église de Saint-Aignan de Brinay
 
L'ocre de St-Georges : quelques repères

Un acte, daté du 2 octobre 1571, nous renseigne sur l'époque à partir de laquelle l'ocre de Saint-Georges a fait l'objet d'un monopole seigneurial et d'une commercialisation intensive.

Le lieu-dit "Ocreries" est cité dans un texte de 1429.

Au-delà, les écrits nous font défaut, mais les histoiriens des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles s'accordent à dire que "de tout temps et d'ancienneté", l'ocre fur exploitée à Saint-Georges". On peut ainsi avancer sérieusement que les fresques de Brinay, peintes au XIIe siècle, sont l'illustration parfaite de l'emploi de cette richesse naturelle toute proche, et que l'ocre du Berry était sans doute bien connue avant cetet époque.

Il est important de mentionner que jusqu'au XVIIe siècle (et même une bonne partie du XVIIIe), lorsqu'en France on parlait de l'ocre et de ses applications, il ne pouvait s'agir que de l'ocre de Saint-Georges.

La fuite en Egypte
fresque de l'église de Saint-Aignan de Brinay

La tentation du Christ
fresque de l'église de Saint-Aignan de Brinay

Document rédigé d'après : Jean-Yves Ribault, étude pour "Pigments et Colorants", CNRS Éditions, 1990. Claude Debéda, L'ocre de Saint-Georges-sur-la-Prée, Musée de l'Ocre INPS, 2000.

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